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« Du maraîchage sur petite surface et sur sol vivant »

Clémence nous raconte...

Je cultive aujourd’hui environ 800m² en plein champ et 250 m² sous serre de mars à octobre. Le but étant de fournir les légumes et condiments nécessaires aux produits de boulange tels que les pizzas et fougasses, je privilégie les légumes que je souhaite donc transformer et les surplus sont vendus sur les marchés.

 

Soucieuse de l'aggradation du sol, j'apporte une grande quantité de matière organique, issue de nos élevages mais également de plateforme de compostage de déchets verts afin de bâtir un sol capable de produire ce que nous attendons de lui et qui garantit la durabilité de l'activité agricole.

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Mes outils préférés sont la grelinette (mon outil de travail du sol), la serfouette (en fait je ne l'utilise pas, mais je trouve le nom rigolo) et la houe à roue ( parce qu'il y a plein d'accessoires !).

J'arrose les légumes grâce à un puit situé sur la ferme qui me fournit en eau 10 mois sur 12. Si besoin, je peux complémenter avec l'eau du réseau mais j'aimerais à terme, que ce complément soit de l'eau de récupération.

Pour le moment, ma parcelle de maraîchage est presque une page vierge. Elle sera enrichie d'arbres fruitiers et d'arbres améliorants, de mares, de haies aromatiques, de fleurs vivaces, etc., afin de concentrer un maximum de biodiversité et ainsi tendre vers l'équilibre écologique.

Mes semences me sont fournies par Agrosemens et Essembio, les variétés sélectionnées sont rustiques et non hybrides (je ne suis pas contre, mais elles coûtent beaucoup plus chères).

Aujourd'hui, ce qui me permet de faire à la fois du maraîchage et de la paysannerie-boulangerie, c'est la toile tissée en plastique. Elle me permet de garder mes cultures propres sans trop d'heures de désherbage et de protéger mon sol comme un paillage. C'est un outil dont j'aimerais petit à petit apprendre à me passer et le remplacer d'avantage par du paillis végétal.

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